Guide pratique
Sauvegarder ses photos et ses documents, sans se compliquer la vie
La règle 3-2-1 expliquée simplement, et comment la mettre en place chez soi sans devenir informaticien.
Sur les interventions que je réalise, la perte de données est le seul sinistre réellement irréparable. Un ordinateur se remplace, un logiciel se réinstalle. Les photos des dix dernières années, non.
Et c’est presque toujours la même histoire : tout était sur un seul appareil.
Les trois façons de tout perdre
On pense au vol et à la panne de disque, mais ce sont les moins fréquentes.
- La panne matérielle. Un disque dur tombe en panne sans prévenir. Les disques SSD des ordinateurs récents ne font pas exception.
- L’erreur humaine. Un dossier supprimé, un téléphone remis à zéro pendant un dépannage, une carte mémoire formatée trop vite. C’est de loin la première cause.
- Le rançongiciel. Un logiciel malveillant chiffre vos fichiers et réclame une rançon. Il chiffre aussi, au passage, le disque de sauvegarde resté branché.
Ce dernier point explique pourquoi « j’ai un disque dur externe » ne suffit pas toujours.
La règle 3-2-1
C’est la règle utilisée en entreprise, et elle tient en une phrase :
3 copies de vos données, sur 2 supports différents, dont 1 hors de chez vous.
Traduit pour un particulier :
- 3 copies : l’original sur votre ordinateur ou votre téléphone, plus deux sauvegardes.
- 2 supports différents : par exemple le disque interne et un disque externe. Deux dossiers sur le même disque ne comptent que pour une copie.
- 1 hors du domicile : un espace en ligne, ou un disque déposé chez un proche. C’est cette copie qui vous sauve en cas d’incendie, de dégât des eaux ou de cambriolage.
Ce que je conseille concrètement
Un disque dur externe, branché pour la sauvegarde puis débranché. Un disque toujours connecté est exposé aux mêmes rançongiciels que l’ordinateur. Sur Windows, l’Historique des fichiers fait le travail sans logiciel supplémentaire.
Un espace en ligne pour la copie hors du domicile. Les offres grand public conviennent parfaitement pour des photos de famille. Si vous préférez que vos données restent en France, sur un espace qui vous est dédié, c’est précisément ce que couvrent les solutions hébergées que je propose.
Un test, une fois. C’est l’étape que presque personne ne fait, et c’est la seule qui prouve quelque chose : ouvrez une photo depuis la sauvegarde. Une sauvegarde jamais restaurée n’est pas une sauvegarde, c’est une intention.
Le cas particulier du téléphone
La majorité des photos récentes sont sur un téléphone, et beaucoup de gens croient être couverts par la synchronisation automatique. Deux pièges :
- La synchronisation n’est pas une sauvegarde. Si vous supprimez une photo sur le téléphone, elle disparaît aussi du cloud : c’est le principe. La plupart des services la gardent dans une corbeille pendant une trentaine de jours : c’est un filet, pas une sauvegarde, et il faut y penser avant l’échéance.
- L’espace gratuit se remplit vite. Une fois plein, la synchronisation s’arrête, souvent sans que l’on y prête attention. Vérifiez ce point : c’est fréquemment là que la chaîne est rompue depuis des mois.
Si vous préférez ne pas vous en occuper
C’est une intervention courte. Réalisée à votre domicile, elle relève des Services à la Personne et ouvre droit au crédit d’impôt de 50 %. En une visite, la sauvegarde est configurée, automatique, et testée devant vous.